L’incinération des déchets, pas une fin en soi

Mardi, j’ai assisté aux conférences des assises de la transition écologique et citoyenne à Nice sur la thématique habitat.

J’y ai appris pas mal de choses notamment sur les logements vacants. Alors là, je vois déjà ta tête, tu te demandes « Pourquoi elle nous parle des logements vacants sur un blog sur le développement durable? ». Bah, c’est tout bête ! Premièrement, si ces logements n’étaient pas vacants, il y aurait bien moins de bâtiments à construire hors toute construction même la plus propre possible, pollue quand même par la construction des matériaux etc. Il y a 8% de logements vacants en moyenne en France et parfois, comme dans le centre-ville de Grasse, ça peut aller jusqu’à 30% de logements vacants. Le deuxième point, qui explique en grande partie ce chiffre de 30%, les logements vacants le sont soit par peur des loyers impayés, soit car ce sont des logements vétustes à rénover et les propriétaires n’ont pas les moyens de faire ces travaux.

Là où on rentre dans l’écologie, c’est que ce sont donc des bâtiments où l’isolation n’est pas bonne (puisque ce sont de vieux bâtiments) donc des bâtiments très consommateurs en énergie voire pour certains, des passoires énergétique (c’est-à-dire des bâtiments dont le niveau de consommation d’énergie est entre F et G).

Il y a une grosse dimension sociale aussi dans cette problématique car 10% des offres d’emploi sont refusées en raison du logement (logement trop cher etc) et pas seulement pour cette raison.

Tout ça pour dire (heureusement que j’avais dit que je faisais un résumé lol), des aides existent que ce soit des garanties pour les loyers impayés ou pour financer des travaux d’isolation ou d’autres travaux. Il existe même une association qui loue des appartements et les sous-loue à des personnes en situation de précarité donc le propriétaire a toujours ses loyers puisque c’est l’association qui les lui paye.

Il y a aussi l’ANHA (agence nationale de l’habitat) qui propose des financements de travaux en contrepartie de loyers modérés par la suite.

Des solutions existent donc si tu es propriétaire d’un bien, n’hésite pas à contacter l’ANHA qui je pense, saura te guider vers les aides auxquelles tu as droit pour que ton logement ne soit plus un logement vacant. Ca aussi, c’est un geste pour la planète (et aussi pour ton compte en banque).

Dans un tout autre registre, depuis le Sommet de Rio, la biodiversité est devenue un droit international et dans des villes comme celles des Alpes-Maritimes où la démographie à augmenter de 30% en 30 ans, la végétalisation peut répondre aux problématiques de cette surpopulation urbaine qui sont le stress, les transports communs, les maladies chroniques ainsi que la pollution tout en faisant de l’agriculture urbaine.

La végétalisation urbaine créé des vrais îlots de fraîcheur car la réverbération de la chaleur est tout autre sur le béton que sur la terre et elle aide à lutter contre le réchauffement climatique que ce soit par les plantes qui font la photosynthèse et qui puisent le CO2 que par les habitants qui ont plus de facilité les moyens de locomotion tels que la marche à pied ou le vélo dans les lieux végétalisés.

Si cette démarche t’intéresse, tu veux contacter Potager en Ville ou d’autres associations qui aident à la mise en place de jardins partagés (sur l’initiative des habitants). Attention, dans les jardins partagés, il y a un vrai lien social qui se créé car au-delà de partager la terre, il y a toute une réflexion de partage de recettes, de cuisine ensemble et pourquoi pas de repas ensemble. Dans certains jardins partagés, il y a des personnes qui ne viennent que pour jardiner mais aussi des personnes qui ne viennent que pour manger !

Maintenant tu dois te demander, mais pourquoi ce titre ? Et la réponse arrive tout de suite, ensuite, il y a eu une conférence sur les déchets et leur traitement (d’où le titre de cet article « L’incinération des déchets, pas une fin en soi »).

J’ai appris beaucoup de choses avec cette conférence, tout d’abord, il faut savoir que le centre de tri des emballages ménagers se disperse entre Cannes-Mandelieu et Le Broc alors pourquoi cette disparité de consignes sur les différentes communes des Alpes-Maritimes ?

Tout simplement car, Nice par exemple, n’a pas encore mis en place les lieux de collecte adéquats pour la réception des contenants de laitages par exemple (pot de yaourt etc) mais la situation devrait se régulariser d’ici mars 2019.

Outre cela, j’ai appris aussi que sur 320 000 tonnes de déchets incinérés (en plus de la pollution que ça entraîne) après incinération, il restait 73 000 tonnes de mâchefers ! Dont le seul traitement est le transport jusqu’aux décharges (sachant que les plus proches sont à Marseille, tu imagines bien la quantité de CO2 produites pour le transport de ces mâchefers). Ces 320 000 tonnes représentent le traitement des déchets par SONITHERM (Nice) en 2016.

Le traitement des déchets par UNIVALOM (Antibes) cependant, il y a aussi de la valorisation organique notamment (fabrication de compost). Cependant ce compost est de mauvais qualité car il est fabriqué à partir de déchets fermentescibles (ceux qui se compostent) et des déchets secs (qui ne se compostent pas ou mal, plastiques souples non recyclables etc).

Quelles solutions alors ?

Premièrement, les incinérateurs sont encore en état de marche donc pour rentabiliser leur investissement le grand groupe (dont on ne citera pas le nom) qui s’occupe de tout cela, ne voudra pas de sitôt changer son mode de fonctionnement et le moyen de collecte. Car c’est effectivement une collecte des déchets fermentescibles et secs séparée qui permettrait une diminution de la part de déchets incinérés (et donc du CO2 émis dans l’atmosphère). Les déchets fermentescibles pourraient faire du compost et seuls, les déchets secs seraient incinérés.

Comment faire alors si les industriels refusent de le faire ?

Plusieurs moyens s’offrent à nous :

  • Déjà si nous réduisons nos déchets, il est sûr que nous réduirons notre empreinte carbone.
  • De plus, la mairie de Nice permet de demander gratuitement des composteurs, évidemment, dans la maison, ça ne sent pas très bon mais il est possible d’en demander un pour tout un immeuble par exemple ou encore un lombricomposteur qui lui, ne laisse qu’une odeur de copeaux de bois à l’ouverture de celui-ci. C’est donc bien de faire son propre compost qu’il s’agit pour éviter l’incinération de nos déchets fermentescibles.

Il est important d’agir maintenant, car il est déjà presque trop tard et ce n’est pas moi qui le dis, mais bien le rapport du GIEC.

 

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